Ballarat

Ce matin on visite Ballarat dans un froid de canard. Les 4°C, “feels like 1.7°C” comme dit la météo, nous font oublier qu’on est en plein printemps australien.

De l’or à été decouvert à Ballarat en 1851, seulement deux ans après les collines verdoyantes de voyaient recouvertes d’une ville de 40 000 habitants. La ruée vers l’or dura deux décennies durant lesquels la ville se parât de superbes bâtiments victoriens. C’est ensuite l’exploitation de filons de quartz qui lui a permet de perdurer et d’assoir sa prospérité. C’est l’une des plus belles villes historiques du pays.
Elle occupe une place centrale dans l’histoire de l’Australie qui a connu ici sa seule “révolution”, l’Eureka stockade. En 1854, des mineurs mécontents de l’augmentation du prix des licences de concession et des brutalités exercées lors de leur contrôle se rebellèrent. Ils n’avaient à l’époque aucun droit civique, ils brulèrent leurs licences et construisirent une barricade (stockade) sur le lieu-dit Eureka. Leur slogan: “pas d’impôts sans representation parlementaire”. Les policiers et soldats attaquèrent la barricade et tuèrent une trentaine de mineurs. Face à une population indignée, le gouvernement abolit les licences et accorda le droit de vote aux mineurs. Cette rébellion marqua la naissance de la démocratie australienne.

Notre visite du centre de Ballarat se termine en fin de matinée. Jugeant qu’un après-midi est trop court pour monter jusqu’au village historique de Castlemaine on conduit seulement jusqu’à la ville thermale de Daylesford.

On s’arrête d’abord à Creswick au joli parc Calembeen. Mais celui-ci s’avère être un peu à l’abandon. On se contente donc de manger dans le van sur le parking avant de tout de même faire un tour autour du point d’eau histoire d’effrayer quelques canards.

Lorsque l’on arrive à Daylesford, on suit les panneaux touristiques jusqu’à Tipperary Springs. On se retrouve à faire la marche la plus courte qu’il soit : 50 mètres. Et il y a même un panneau!
On rebrousse alors chemin jusqu’à Lake Daylesford. On suit les panneaux et on finit par arriver à une autre source sans jamais voir le lac. Il y a ici 3 pompes manuelles pour goûter l’eau (ça ressemble à de la Quezac d’après Carole), une vieille pompe qui ne marche pas et un bâtiment abandonné. Là non plus on ne s’attarde pas et on repart sur la route direction notre camping dans la banlieue de Melbourne.
On tombe alors sur le centre du village de Daylesford. On s’y arrête et sans qu’on ne sache vraiment pourquoi on a l’impression d’être dans un petit village de montagne. On flâne dans la rue principale dans un sens puis dans l’autre avant de repartir.
Un dernier arrêt sur le bord de la route où un lookout donne sur 2 petites cascades et nous voilà partis pour Melbourne.

Au fil des kilomètres le trafic s’intensifie sur ce que qui ressemble pour une fois à une vraie autoroute pour finalement arriver à Rockbank à une trentaine de kilomètres du centre. Le camping est juste au bord de la route et est loin d’être le plus joli mais le train n’est pas loin et nous mènera rapidement en plein centre de Melbourne.

Galerie photos

 

4 comments  •  Leave a reply

  • Carole  •  

    October 22, 2012

    Oh bah doit pas y avoir grand chose à grignoter là-dessus! J’en avais jamais vu en France. Je savais seulement que pigeon, corbeau et mouette existaient pour sûr en France comme en Australie 😉

  • Sandrine62  •  

    October 21, 2012

    J’avais vu pour les huîtriers pies aussi (Carole, pour info, chez nous ça se chasse et ça se mange 😉 Mais j’avais l’impression tout de même qu’ils étaient un peu plus “trapus” en Australie alors je me suis demandée si c’était vraiment la même espèce (oui j’en ai des vrais pbm existentiels hein 😉

  • Carole  •  

    October 19, 2012

    Coucou Élise! Ça manquait un peu d’animaux sur le site et aussi dans l’ouest, on en a moins vu. Je pense que ça dépend surtout de nos étapes, dans les parcs ou dans les villes/villages, on voit pas la même chose. Je ne connaissais pas le huîtrier pie, merci pour l’info! On découvre plein de trucs sans vraiment savoir si ça existe en France en fait, c’est assez dingue…

  • Elise_ET  •  

    October 19, 2012

    Cela va vous paraître bizarre de revenir dans le rythme d’une grande ville après les grands espaces du littoral des semaines précédentes.
    J’ai trouvé qu’il y avait plus de photos d’animaux : sont-ils plus visibles sur ce côté-là de l’Australie ? En tout cas, c’est vrai pour les koalas (qui sont vraiment trognons 🙂 ). Au fait, votre pied oyster catcher = huîtrier pie et y en a plein sur les côtes françaises, hi! hi !
    j’aime bcp tes montages photos : les phases de streching koalesques, la descente infinie d’un Nico multiplié à Little Sahara, les différentes sortes de végétations… Un prix spécial pour le dessous d’un pélican 😀
    biz à vous 2

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