Kakadu National Park – Day 1

Notre première nuit à Kakadu, au camping de Mardugal, s’est passée dans la chaleur humide et en compagnie des moustiques! Ce matin ça gratte 😉

Nous nous levons tôt et nous dépêchons de partir afin de profiter de la fraîcheur du matin pour nous balader à Yellow waters, une wetland (zone marécageuse) comme disent les anglais.
La lumière du matin sur cette plaine de hautes herbes vertes et d’eau, nous offre une très belle vue. On reste ici un moment à profiter de l’endroit et à observer les oiseaux (pas de signe de crocodiles malgré les panneaux). Nous avions repéré une balade nous faisant traverser le marais mais malheureusement celle-ci est fermée à cause du niveau d’eau trop élevé.

Nous filons ensuite en direction de Nourlangie. Sur la route, nous nous arrêtons au Mirral lookout. La courte marche d’1km qui nous permet d’accéder au point de vue, nous fait suer comme il se doit. Il est pourtant encore tôt mais le soleil cogne déjà et l’humidité environnante ont raison de nos corps peu habitués aux Tropiques. Pour couronner les tout les mouches nous attaquent. Elles se posent dans nos yeux, nos oreilles, nos nez et sur nos lèvres. Un vrai bonheur 😛
Arrivés là-haut, nous avons une vue à 360° sur les environs mais la brume au dessus des arbres nous empêche d’avoir un horizon parfaitement clair.

Pour finir notre matinée, nous allons donc à Nourlangie. Un chemin d’1,5km entre les rochers nous ramène dans le temps au fil des peintures aborigènes. Celles-ci sont à la fois plus travaillées et mieux conservées que celles que nous avions vues à Uluru. À l’ombre des rochers, nous sommes au frais pour observer les kangourous, tortues, poissons et autres animaux qui recouvrent la roche et l’on comprend facilement pourquoi les aborigènes étaient installés ici.
À la fin de la balade, nous admirons les falaises rougeâtres et escarpées de Kakadu depuis le point de vue de Gun-warddehwardde.
Il est maintenant midi et le soleil haut dans le ciel nous plombe littéralement. On trouve bien heureusement un petit abris à l’ombre prêt du parking pour le déjeuner.

Nourris mais assommés par la chaleur, nous décidons de visiter le Warradjan Aboriginal Cultural Center qui aura le mérite d’être climatisé! On y apprend un tas de choses sur l’histoire des aborigènes habitant le territoire du parc, leurs croyances et leur mode de vie.

En fin d’après-midi, nous retournons aux alentours de Nourlangie pour faire le tour du billabong. Il fait enfin un peu moins chaud et comme ce matin nous observons les oiseaux qui ont fait de ce point d’eau leur refuge.
À mi-chemin, nous quittons pour quelques mètres le billabong pour accéder à un nouveau point de vue, celui de Nawurlandja. Un joli panorama sur Nourlangie et le billabong, nous attend au sommet d’une courte montée sur la roche encore chaude.
De retour sur le sentier du circuit, 3 gros cacatoès noirs viennent clôturer comme il se doit une journée bien chargée.

Il ne nous reste plus qu’à parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de Malabanjbanjdju où nous dormirons.
À la nuit tombée, on se rend vite compte qu’on est pas les seuls ici. En effet, la population au cm2 de moustiques et autres bestioles volantes est – pour le moins qu’on puisse dire – dense!
Pour finir de nous achever, la température refuse de baisser et il n’y a pas le moins courant d’air pour rafraîchir l’atmosphère. “Warm isn’t?!” comme dirait-on ici.

Introduction à la culture aborigène

Les aborigènes ont une loi traditionnelle determinant comment sont nés et doivent être entretenus les liens entre les personnes, les animaux, les plantes et les caractéristiques physiques de la terre. Cette loi, les explications et les règles qu’elle comporte, remonte au temps de la création. Elle est transmise de générations en générations au travers d’histoires, de chansons, de danses, et de cérémonies. Au temps de la création, la terre n’avait ni formes ni caractéristiques. Des êtres ancestraux sont apparus de ce vide et tout en voyageant, ont créé toutes les espèces vivantes et les paysages. Ces êtres ancestraux sont encore vivants et modifient la nature. La terre et ses êtres ont toujours été liés.

Aujourd’hui, les aborigènes représentent 2,5% de la population australienne (environ 500 000). 250 languages aborigènes étaient parlés à l’arrivée des colons, aujourd’hui il en reste 15. La population a été en grande partie décimée par les maladies apportées par les colons, à l’époque inexistantes sur le territoire.

Galerie photos

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