L’Outback avant Katherine

Dernière étape de notre route vers Katherine.

Nous attaquons notre journée tôt en quittant la rest area à 7h30. À peine 5km plus loin, nous voilà déjà à notre premier arrêt à Newcastle Waters. Il y a ici un lac perdu au milieu de nulle part avec une densité d’oiseaux au mètre carré assez incroyable! On aperçoit un jabiru, des rapaces, des ibis, des hérons, des hirondelles, des perroquets, … Bref, il y en a pour tout les goûts.
Mais Newcastle Waters n’a pas dévoilé tout ses trésors. Quelques mètres plus loin, une partie du village est abandonnée. L’église, le bar/hôtel, la station essence, le garage, tout ces bâtiments de tôle ondulée respirent l’air d’un temps aujourd’hui révolu et nous laisse l’impression de visiter un village fantôme. On visite d’abord l’hôtel construit en 1930 et fermé en 1976, on pénètre ensuite la maison de “Fred”, décédé en 1996, dont la tombe est au fond du jardin. On termine par le magasin “Jones” construit en 1934, aujourd’hui rénové en un mini musée de l’Outback australien.

Après ça, il est temps d’attaquer sérieusement la route. Les longues lignes droites se succèdent ainsi que les carcasses qui jonchent à nouveau le bas côté (ça ne nous avait pas vraiment manqué).

2 petites heures plus tard, on arrive à Daly Waters où se trouve le premier pub du Northern Territory (1930). La décoration y est pour le moins décalée. Les murs sont recouverts de photos, de cartes d’identité et d’objets en tout genre laissés par les gens de passage, ça nous rappelle Barrow Creek. Des soutiens gorges et des culottes sont accrochés au plafond au dessus du bar avec sur chacun d’eux la date et le nom de son ancienne propriétaire. Sur la terrasse se sont les tongs, les chapeaux et les plaques d’immatriculation qui prennent le relai. Ce joyeux bric à brac, donne au bar une ambiance bonne enfant.
La touche humoristique australienne ne s’arrête pas là, puisque dans les toilettes je trouve la citation du jour : “If you make a skid, don’t close the lid. Don’t be in a rush, use the brush”. Que je traduirais : “Si tu dérapes, ne fermés pas le couvercle. Ne te presses pas, utilises la brosse”, les rimes en moins.

Notre dernière étape avant Katherine est Mataranka, à environ 100km au Sud. Arrivés aux environ de 13h, on déjeune tranquillement avant d’aller se baigner dans les sources d’eau.
À température extérieure est de 32° et celle de l’eau est de 34°. Autant vous dire qu’on ai jamais rentrés aussi facilement dans l’eau 🙂

Après ce bon petit “rafraîchissement”, il ne nous reste plus qu’à rouler jusqu’à Katherine. Ça y est nous sommes de retour à la civilisation.
Les courses faites, nous filons au camping. On sort les chaises, la bière et on observe nos voisins wallabies.

Galerie photos

2 comments  •  Leave a reply

  • Carole  •  

    August 30, 2012

    Héhé! Non, je n’ai pas laissé mon soutif! Ni ma culotte!

    Pour préciser le contexte de ce village en partie abandonné, il faut savoir qu’en Outback australien il y’a beaucoup de villages abandonnés ou en partie!
    Le télégraphe, les mines d’or ou les routes des stockmen (éleveurs qui font des centaines de km avec leurs vaches pour les vendre) ont fait naitre des villes ou villages mais quand ces activités se sont arrêtées les gens sont partis.

    Dans le cas de Newcastle waters, le lieu était sur la route des stockmen et représentait une étape grâce au lac pour abreuver le bétail. Un terrain permettait de regrouper le bétail et les stockmen passaient la nuit ici. C’est comme ça qu’un gars à créé un hôtel et vendait des bières bien fraîches et qu’un autre a ouvert un magasin. Avec l’arrivée des road trains le village a été déserté.

    Pour l’anecdote, on a lu qu’à l’époque (avant l’invention du frigo) le barman vendait de la bière fraîche au nouveau arrivants, et au fur et à mesure qu’ils devenaient saouls, leur donnait des bières moins fraîches sans qu’ils s’en rendent compte!

  • Sandrine62  •  

    August 30, 2012

    L’histoire ne dit pas si tu as laissé ton soutien-gorge dans le bar 😉
    Assez flippant le village abandonné ! On a l’impression que les gens sont partis précipitamment en laissant leur bien derrière eux…

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