18 jours en un résumé

On aura fait 16 jours de picking sur les 18 passés à Motueka. Et on aura rempli 90,5 bins, de quoi nourrir déjà pas mal de monde!
On a récolté différents types de poire, pour faire du jus ou non. Puis des pommes, des Jazz et des Royal Gala. Un certain pourcentage de la pomme doit être rouge pour être vendable, il faut donc faire attention à ce qu’on récolte là aussi.
Nos fruits sont pour la plupart partis en Amérique et dans les iles d’Asie.
On a récolté sous un soleil brûlant comme sous la pluie ou dans le froid matinal qui gèle les mains (avec rosée matinale en prime).
On fini avec des dos bien douloureux, des bleus (l’échelle), des égratignures aux bras (les branches), des traces de bronzage uniques (mains blanches et bras bronzés grâce aux gants), et des habits bons pour la poubelle.
De cette expérience, dont certains la décrivent comme formidable (faut attirer la main d’œuvre vous comprenez…), on retient l’importance de faire des études. L’air frais et le soleil c’est bien, mais pour le farniente. Bref, chapeau très bas à ceux qui font ça de leur vie (et une grosse pensée pour leur colonne vertébrale). Nous ça nous a bien dépanné malgré tout, mais on est pas mécontents de reprendre la route.

Au camping c’était un peu la galère, il n’y avait que trois sites, occupés. Du coup nous on a dormi à côté des poubelles, sur un emplacement de parking et plus généralement sur la pelouse. Où il y a de la place quand on arrive en fin d’après-midi en gros. Mais on y est restés, car il est beaucoup moins cher que les autres. Il y avait toute une tripoté de Samoans musclés qui faisaient du fruit-picking et dormaient là-bas. On pensait que c’était des maoris. Tous les soirs ils jouent au basket ou au rugby, ils sont inépuisables! C’est usant à la longue, surtout quand ils jouent juste à côté du van (mais aussi contre). Et puis la musique, à fond dès le réveil! Un soir ils se sont arrêtés et se sont enfermés dans leur cabine, puis on fait résonner en cœur des chants lents. C’est lors de cette agréable surprise que nous avons appris qu’ils étaient d’une tribue samoan. Ensuite on les a entendu chanter plusieurs fois.
La plupart des gens du camping y vivent en permanence, ils sont sympas (presque tous des maoris à priori) et aident pas mal la proprio qui gère seule.
On a rencontré deux français sympathiques, c’est important de le noter 😉 Sinon il y avait des allemands et deux anglais. Tous faisaient du fruit-picking comme nous.
On a quand même eu droit à d’autres backpackers français, le type de backpacker que l’on déteste. Ils se garent à 50 cm du van (du côté où on sort évidemment), sont extrêmement bruyants (du type je hurle pour parler) et se saoule la figure parce que c’est ça le voyage (rencontrer des gens et se mettre d’équerre ensemble, l’expérience humaine quoi). On leur a demandé gentiment de bouger leur van, ils ont pas voulus et sont allés jusqu’à nous insulter. Des fois on se demande ce qui se passe dans la tête des gens… (rien).
Enfin voilà en gros, et avec quelques anecdotes, nos deux semaines de cueillette. Ça, c’est fait!

Galerie photos

3 comments  •  Leave a reply

  • carole  •  

    April 2, 2013

    Merci pour le soutien! On est pas encore complètement remis niveau vertébral (la faute à notre matelas). On peut encore les voir ces pommes et poires, on en a encore dans la glacière 🙂

  • Elise_ET  •  

    March 29, 2013

    Ah, ce jaune canari vous va si bien au teint !!!
    bravo à vous 2 car 140 pommes à porter de cette façon, tu m’étonnes que ça dézingue le dos.

  • Claude  •  

    March 29, 2013

    Un big-up pour nos 2 ouvriers agricoles !!
    Vous pouvez encore les voir en photo toutes ces pommes et ces poires ?

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