Fuji

Premier réveil au pays du soleil levant et Nico va tester le Onsen (source chaude) de l’hôtel. Après avoir enlevé son yukata (la sorte de robe de chambre japonaise), il faut rentrer dans la salle de bains commune (non mixte) et choisir une douche, il faut s’assoir sur un petit seau en bois et se laver. Ensuite on peut pénétrer dans le bain commun. Pour les pudiques, une petite serviette permet de se couvrir en dessous de la ceinture, mais les japonais ne s’en servent pas, les bains communs sont une tradition.

L’objectif du jour est de voir le mont Fuji. On quitte l’hôtel les doigts croisés puisqu’on nous a dit que le volcan est souvent caché par les nuages. Il faut 45 minutes de train pour rejoindre le village de Gora, car on grimpe lentement en zig-zag dans la montagne. Puis il faut prendre un funiculaire pour rejoindre les télécabines. Le tout en étant serrés. En effet, c’est la golden week au Japon, l’enchainement de plusieurs jours férié donne un peu de vacances à ces habitués des heures supp. Du coup on est parmi les touristes locaux, mais les japonais sont très polis alors on ne râle même pas!
Donc, nous voilà enfin en télécabine, le suspens est au maximum alors que nous regardons tous, silencieusement, la crête s’approcher. À l’arrivée au sommet on voit enfin le mont Fuji avec son sommet enneigé, sur fond de ciel bleu, et tout le monde s’exclame “waaaaaaaaaaaah”.

Considéré comme actif, le mont Fuji est le point culminant du Japon avec 3776 m de hauteur.  Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre « Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique ». Les oeuvres les plus connues le représentant sont celles d’Hokusai, notamment La Grande Vague de Kanagawa.

On s’arrête à Owakudani pour profiter de la vue. Le sol fume et l’air sent le souffre. Ce lieu touristique est aussi connu pour ces kuro-tamago, les oeufs cuit dans l’eau de source bouillante. On en achète un paquet, il y en a 5 dedans. Apparemment ils augmenteraient l’espérance de vie. Le premier ajoute 7 ans, le deuxième 17 et le troisième annule les effets. Mais on ne le savait pas à ce moment là, du coup on en a mangé deux et demi chacun, tant pis.

On reprend les télécabines pour rejoindre le lac Ashi plus bas. On se rend compte qu’il n’y a pas grand chose à part les bateaux pour rejoindre le bout du lac. On en prend un.  100% touristiques aussi, les bateaux sont décorés en navire de pirates. Le temps passe vite, on décide de ne voir qu’un seul des deux villages jumeaux au bout du lac: Motohakone-ko. Là-bas on visite notre premier sanctuaire shintoïste, le Hakone-jinja.

Les temples shintoistes sont composé de multiples constructions, notamment la ou les portes appelées Torii; le Chozuya, petit bassin pour se purifier en lavant ses mains et sa bouche avec de l’eau; le Honden, le batiment sacré dédié au Kami (un être divin) et fermé du public; et le Handen placé devant le Honden, c’est le plus gros bâtiment, il est consacré au culte. Il y a aussi les Toro, les lanternes. Liste non exhaustive!
Hakone-jinja est peint de rouge, typique des temples shinto (de la religion shintoïste). Il est entouré de forêt et placé en hauteur. Un long escalier en pierre le relie à son très grand torii baignant dans le lac. Autant dire que l’endroit fait une superbe introduction aux temples shinto.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Il faut partir tôt car le trajet, rien que pour retourner à l’hôtel, est long. Bateau, télécabines, funiculaire puis train. On se balade un peu dans Hakone où la rue principale est bordée de petits magasins de souvenirs, d’épiceries et de restaurants. Puis il est temps de reprendre le train, puis le Shinkansen pour se rendre à Tokyo.

L’arrivée à Tokyo est une mission, la gare de Tokyo est grande, on s’y perd. Il faut trouver comment se rendre à notre auberge de jeunesse et on se croirait un peu dans Pékin Express: on a nos bagages, on en a marre, on sait pas où on est, on comprend rien, et on commence à se râler dessus! Au final on a trouvé le bon métro, mais rebelotte pour trouver l’auberge. Et le coup final, c’est la découverte de notre chambre pourrie dans un bâtiment pourri. Ce serait trop long de lister tous les mauvais points de cet auberge, les 5 prochaines nuits s’annoncent cauchemardesques.

 

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