Le vieux Tokyo

Changement de plan ce matin. Il est hors de question que l’on reste dans cette auberge. L’avantage de chercher un hôtel au dernier moment c’est qu’on trouve des réservations de dernière minute à moitié prix. Ni une ni deux (mais quand même après une heure d’explications à la réception de l’auberge de jeunesse…) on file dans notre nouvel hôtel. Notre petite chambre est propre et luxe, avec salle de bain, nous voilà repartis du bon pied.

On prend la direction du Nord et on change de train à Ueno. Le quartier est très animé et finalement on s’y balade une bonne demi-heure. Entre les marchands de vêtements criant au discount, il y a des Pachinko. Curieux, on rentre dans l’un de ses bâtiment ressemblant à un casino pour enfants. Des rangées de machines à sous à la japonaise (avec des dessins mangas de toutes sortes) font un brouhaha à rendre sourd. Il y a plusieurs étages, tous pareils. L’ambiance est plutôt bizarre, on s’en va rapidement. Plus tard, on aura appris que les hommes japonais y passent beaucoup de temps plutôt que de rentrer auprès de leur femme. Les Pachinko sont en fait un croisement entre flipper et machine à sous, et ils ont été importés à l’origine pour les enfants dans les années 20. Leur succès a explosé et il y en a maintenant à chaque coin de rue, même dans les village de l’arrière pays. Il semblerait qu’une majorité de Pachinko soit tenue par les Yakuzas (mafieux japonais). Notez que les jeux d’argent sont interdis au Japon, les gagnants échangent leurs lots contre de l’argent dans les magasins voisins souvent tenus eux aussi par la mafia…

Au programme du jour : Yanaka. Le quartier est décrit comme un bel aperçu d’Edo. Tokyo était autrefois appelé Edo et commença à se développer quand Tokugawa Ieyasu devint shogoun et choisi Edo pour capitale de son domaine en 1600. Un shogoun est un général, sorte de dirigeant militaire du Japon. Tokugawa choisi Edo pour s’éloigner de l’empereur resté dans la capitale officielle alors Kyoto. En 1868, l’empereur Meiji fait chuter le règne des shogoun, récupère le pouvoir complet et restaure la loi impériale. Il choisit Edo comme lieu de résidence et la renomme Tokyo.

À Yanaka, les bâtiment ayant survécu la deuxième guerre font contraste avec le reste de la ville. Après un passage dans la rue très prisée appelée Yanaka Ginza, on sort de la foule pour une longue balade au calme. Il y a beaucoup de petits magasins, de temples et de cimetières. Ce qui nous surprant ce sont les statues habillées de bonnets et de bavoirs. Ces statues sont en fait des représentations de Jizo, dieu symbolisant principalement la protection des enfants. Les mères en deuils habillent les statues pour qu’elles protègent l’âme de l’enfant disparu. Quant à la couleur rouge, elle chasse les démons et la maladie.
Sur les conseils du Lonely Planet, on prend notre déjeuner dans un café typique en vieux bois.

L’après-midi, on passe voir le parc impérial. On ne voit pas grand chose du palace, qui en plus, est derrière des échafaudages. Les jardins intérieurs sont interdits au public. On se balade donc où on peut, et ça ressemble pas mal à un immense terrain de pétanque.

La soirée reprend de l’intérêt qu’on on arrive à Senso-Ji, le temple le plus visité de la capitale. Ce temple bouddhiste est une représentation de Kannon, la déesse de la miséricorde. La première porte impressionne avec son énorme lanterne en papier. Une fois passée c’est la surprise, on est dans une rue marchande.

Ils sont intelligent ces japonais, ils ont mis une ribambelle de magasin de souvenir entre la porte et le temple. On se fait plaisir en achetant des petits biscuits sucrés japonais. On prend notre temps pour voir le temple changer de couleur avec le coucher du jour. Au bout de la rue, la deuxième porte du temple est énorme, à gauche se dresse une pagode à 5 étages, et derrière, enfin, le hondo (bâtiment principal).
D’autres bâtiments du temple sont postés autour du jardin. Mais ce dernier à plutôt un air de fête foraine puisqu’il y a des petits stands de nourriture à emporter. Un vieux japonais fait un barbecue, ça sent bon et on a faim, les brochettes sont belles. Mais à la dégustation l’une de nos brochettes se révèle non identifiable… langue de boeuf ou autre abats peu ragoutant, on ne sait pas… c’est pas très bon, Nico s’en charge, et on croise juste les doigts pour que ce soit pas de la baleine.

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