Tokyo cliché

Akihabara est devenu un quartier dédié à la vente d’électronique après la deuxième guerre mondiale. Les étudiants s’installaient dans ce quartier alors détruit et vendaient leurs appareils fait maison grâce à des pièces de l’armée achetées à bas prix. Aujourd’hui, les petits magasins survivent tant bien que mal face aux énormes supermarchés d’électronique. Le quartier est surnommé Electric Town.
Cependant il a beaucoup évolué ces dernières années. Se déplaçant petit à petit dans un autre quartier de la ville, les magasins d’électronique côtoient aujourd’hui les grandes salles de jeux et les magasins de mangas. C’est maintenant le paradis des otakus : japonais passant beaucoup de temps à lire des mangas, regarder des animes, aduler leurs idoles ou jouer au jeux vidéos. On voit donc beaucoup de gens accoutrés comme leur idoles, qu’ils soient réels ou pas.

Les salles de jeux sont de véritable temples avec généralement les jeux à pinces au rez-de-chaussé, et plus on monte dans les étages plus les jeux sont futuristes et s’adressent à un public averti.
Les mangas ne sont pas en reste avec d’énormes magasins dont une bonne partie est destinée aux adultes uniquement, auxquels s’ajoutent des peluches, des figurines, des cartes postales des idoles japonaises…

Akihabara est aussi réputé pour ces “maids” cafés. Des japonaises habillées en domestiques servent les boissons et repas, il est aussi possible de payer pour des animations, des prises de photos et des articles souvenirs le tout en respectant un code de conduite stricte. La clientèle principale serait les otakus fantasmant sur les maids.

Autre divertissement typiquement japonais : les cafés à chats. Il est possible de boire un café et de se relaxer en compagnies de chats. Ça, on a tenter, c’est l’occasion de faire un break. On atterri dans ce qui ressemble plus à une maison à chat. Deux étages, des chats, on paye à l’heure et on “profite”. J’utilise des guillemets, parce qu’en fait, les chats, vous savez comme ils sont… snobs.

O passe le reste de notre journée à Shibuya. Ce quartier est connu pour deux choses : son passage piéton et sa statue d’Hachiko. Dès 1924, ce chien célèbre de race Akita Inu accompagnait son nouveau maitre tous les jours à la gare de Shibuya lorsqu’il se rendait à son travail, puis tous les soirs il y attendait son retour. Mais en mai 1925, Hachiko ne voit pas son maitre revenir à la gare, il est décédé sur son lieu de travail. Pendant 10 ans, jusqu’à sa mort, le chien se rendit tout les jours à la même heure à la gare dans l’espoir de voir son maitre revenir. Son histoire a ému le Japon et est utilisée comme symbole de loyauté et de fidélité.

Cette statue est un lieu commun de rendez-vous des tokyoites. Juste derrière la statue, le passage piéton, et peut-être même l’endroit le plus connu de Tokyo : Shibuya crossing. Toute circulation s’arrête simultanément pour laisser place à la foule. L’endroit fait penser à Times Square à New York avec toutes ses enseignes. En attendant de revoir Aurélien pour aller boire des verres, on s’installe au Starbucks pour profiter de la vue et l’inscrire dans nos souvenirs japonais.

 

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